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mon TOP 11 des pubs sur la mort !
par Cyrille le 30.10.11 l

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mort, pub, print, Halloween, Toussaint, macabre, drôleEntre deux bouquets de chrysanthèmes, prenez le temps de "fêter" la mort différemment. Une fois encore, nos amis de la pub ont le chic pour dépasser les bornes. Drôles, poignantes, trash ou tout simplement créatives, ces print mettent la mort en scène avec efficacité. Bonne Toussaint et faites attention à vous...
1/11 - Come a little closer (Funeral Services / Berlin)
Ma préférée. Déjà repérée pour vous il y a quelques années, je ne résiste pas au plaisir de la placer en tête de mon "classement" pour son humour noir. Bien vu !

Pour retrouver la suite du classement (10 autres pubs print qui jouent avec la mort...), cliquez ici pour lire la suite...
2/11 - DIOR - Poison (2003)
Cette pub serait directement inspirée (un "hommage" publicitaire...) de l'oeuvre All is Vanity de Charles Allen Gilbert (voir l'original ici)

3/11 - Collectif Morts de la Rue (sept.2010)
Celle-ci est évidemment horrible. La mort n'y est pas utilisé comme prétexte à rigoler ou à fantasmer (Eros/Thanatos). Le jeu de mots est même utilisé à contre-emploi pour renforcer le côté dramatique de la situation. Nous gêner encore davantage.

4/11 - Dying Death - Association Reast (Graffiti BBDO - Bucarest / Roumanie - 2011)
Restons dans les grande causes. Il y a celles qui préfèrent jouer sur le sentiment d'urgence, ou de culpabilité. Celle-ci appelle au dernier effort. Il ne manque plus grand chose pour éradiquer la mort ("We always need some more. Donate !").

5/11 - Scarlet Lingerie - Talk to your doctor
Le message est assez clair. Un peu trop peut-être... C'est toujours un peu le cas quand Eros rencontre Thanatos.

6/11 - LG - I see dead people (Y&R São Paulo / 2011)
Une pub en relief pour LG Home Theatre 3D pour rendre cette phrase culte du film 6e sens plus "vivante"... sûrement.

7/11 - Bristol-Myers Squibb - O-lac Lactose-free Milk (Salles D'arcy Publicidade / 2002)
On reste dans les références cinématographiques. Une bonne idée de traitement qui parlera sans doute aux intolérants au lactose (aux conséquences plus mortelles que pour Leonard Hofstadter de The Big-Bang Theory ;)

8/11 -Dainese - Motorcycle Safety Gear ( Mortierbrigade, Brussels, Belgium)
Celle-ci est horrible ! Pas en façade, mais par son cynisme. Dainese aide ses clients (des conducteurs de 2 roues) à se protéger de la mort... et s'en excuse auprès des malades en attente d'un don d'organe. Le message est puissant, mais préciser la date depuis laquelle la fille attend un donneur est plutôt glauque.

9/11 - The World Wildlife Fund (pub brésilienne rejetée et "condamnée" par WWF)
Ce n'est pas un hasard si j'ai placé cette pub (censurée) en postion 9/11. “The Tsunami Killed 100 Times More People Than 9/11.” On peut comprendre l'idée de l'agence de sensibiliser l'opinion publique en comparant l'émotion et les moyens suscités entre les deux évènements mais il y a des symboles avec il lesquels il est risqué de vouloir jouer.

10/11 - Head - Head Titanium Tennis Racquet (Mccann-Erickson Spain / 2000)
Bon, en descend dans le classement, alors forcément c'est un peu moins bon. Mais ce que je trouve intéressant c'est l'exploitation du symbole de la scène de crime avec les lignes blanches du cour de tennis. On pourrait aussi utiliser l'astuce pour une campagne de prévention contre la drogue...

11/11 - Bangalore Traffic Police - Don’t Talk While he Drives (Mudra Group, India / 2010)
La vie ne tient qu'à un (coup de) fil. Surtout en conduisant. C'est le propos de cette campagne indienne pour la prévention routière. En même temps, quiconque a déjà circulé au pays de Bollywood sait qu'avec ou sans téléphone mobile le danger est omniprésent sur la route. Et quand on voit la tronche des véhicules locaux, on comprend bien pourquoi cette campagne est aussi sanglante...

Voilà pour ma petite sélection de la Toussaint 2011. Si vous avez d'autres campagnes "mortelles" qui vous inspirent, merci de les partager avec nous ici-même, dans les commentaires !
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KLOUT, UN GADGET DANGEREUX
par Cyrille le 29.10.11 l

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Klout, e-réputation, personal branding, notation, foutaisesInitialement écrit pour sa parution fin septembre chez PetitWeb, les réflexions des étudiants du M2 web-marketing de l'ESSCA rencontrés hier à propos de KLOUT m'incite à re-publier ici-même ma "tribune" sur le sujet. Dans sa version intégrale.
Pour information, l'algorithme de Klout a depuis évolué (il y a à peine quelques jours). A part de nouvelles incohérences je n'ai pas encore eu le temps de relever précisément les nouveautés méthodologiques... A suivre, donc !
[article rédigé le 23 sept. 2011]
Klout déchaîne les passions depuis quelques semaines, et remet sur la table le sempiternel débat autour de l’influence. Saint-Graal que les communicants traquent follement... Consécration à laquelle les égotiques numériques travaillent jalousement… Ce serpent de mer se repaît de la candeur de celles et ceux qui s’arrêtent à une conceptualisation aussi archaïque que binaire du pouvoir social dont une poignée d’entre nous disposerait sur la multitude. Et le subterfuge marketing porte désormais un nom : Klout.
La tentation du veau d’or Notre société moderne justifie à elle seule l'existence de Klout. Entre culte de la performance et égocentrisme exacerbé par les médias sociaux, la quête ultime de l’homme moderne semble s’arrêter à l’avant-dernier étage pyramidal du bon vieux Maslow. Le besoin d'estime de soi est désormais si fort qu’il semble avoir envoyé toute volonté d'élévation intellectuelle et sociétale au placard, en attendant le retour d’une société un peu plus idéaliste que matérialiste.
La bonne nouvelle est la suivante : il y a de la place pour tout le monde. En manque de repères ? Vous pouvez aujourd’hui aduler votre voisin de palier (et son gros Klout), qui n’avait lui-même d’autre alternative hier que de souscrire aux mêmes personnalités publiques que vous. En manque d’amour ? Devenez le gourou de quelques uns en imposant votre expertise ou votre volubilité. Surtout votre volubilité… au regard du ratio contenu/communauté bien souvent inversement proportionnel à la qualité de votre propos.
Soyez donc rassuré, vos « Kikoo-LOL » vous déifieront davantage qu’une barbante démonstration de votre savoir. Sachez être, plutôt que faire… [lire la suite...]
Le rêve d’Icare Klout vend du rêve. D’abord à celui qui voit en ce système de notation la preuve de son incontestable supériorité. Puis aux marques qui penseraient y trouver la pierre de Rosette indispensable à toute bonne récupération de l’effervescence sociale sur les réseaux. Avant d’y laisser des plumes, posez-vous simplement quelques questions, que vous trouverez sans doute « idiotes » si vous avez un Klout supérieur à 70, mais qui s’imposent au simple mortel que je suis.
1. Qu’avez-vous compris de la méthodologie de Klout ?
Toute méthodologie est contestable. Les plus obscures le sont encore davantage. On ne peut pas dire que celle de Klout soit un modèle de transparence. Que cette société souhaite préserver son secret de fabrication et défendable.
Mais la vacuité de sa démonstration a de quoi laisser perplexe. Ses trois principes fondateurs sont simples mais justifiés et compréhensibles :
i. « true reach » : ou combien de vraies personnes (les comptes spams et robots sont exclus) sont véritablement actives dans votre communauté. Par « actives », comprenez qu’elles réagissent à votre contenu.
ii. « amplification » : ou combien d’entre elles répondent/partagent votre contenu, et à quelle fréquence.
iii. « network » : ou le propre score d’influence des individus composant votre « true reach ».
Autrement dit, votre score Klout est la combinaison du nombre de personnes (ré-)actives au sein de votre communauté au sens où elles interagissent avec vous ou contribue régulièrement à la propagation de votre contenu et de leur propre score. Sur le papier, ça fonctionne. Mais pour se rapprocher d’une logique publicitaire, disons que le « true reach » est votre couverture, l’ « amplification » la répétition de votre message (par les autres) et le « network » serait l’audience du média choisi pour votre communication.
En gros, Klout peut se comprendre comme une sorte de GRP des temps modernes et du social media. Ce qui me convainc mieux que leur promesse de mesurer l’influence. En cela une première limite se profile. Un score Klout a peut-être plus de sens s’il est pris comme un indicateur d’exposition de votre message ou de votre petite personne. Mais Klout se présente comme un outil de mesure d’influence, pas d’audience… Dont acte.
La logique voudrait donc qu’un profil rassemblant une grande quantité de « fidèles », eux-mêmes influents et très enclins à reprendre ses propos, soit mieux noté qu’un autre. Faisons l’expérience.
Mark Zuckerberg (@finkd) n’a plus tweeté depuis le 13 mars 2009. Son score Klout est pourtant de 56 au 23 septembre 2011. Il a même pris +3 pts depuis le 21 septembre, au gré des nouveautés annoncées à l’occasion du F8. Pourquoi ? Parce que son True Reach (« seulement » 41.000 sur 104.000 followers) augmente linéairement et que sa notoriété et l’actualité de Facebook suffisent à inciter les gens à le mentionner dans leurs tweets.
Rien d’étonnant à cela. Cela signifierait donc que le contenu diffusé sur les réseaux par la personne « Kloutée » n’est donc pas déterminant, autrement l’inactivité de Zuckerberg sur Twitter le condamnerait.
A l’inverse, une figure du social media français comme Emery Doligé (@MryEmery) peut s’enorgueillir d’un score de 76. Hyperactif en général, et sur Twitter en particulier, Emery ne présente pourtant un True Reach que de 5.000 personnes ! Huit fois moins que Zuckerberg… Et malgré tout son talent, notre blogueur national devrait susciter moins spontanément la conversation que la star mondiale de la Silicon Valley. La fréquence de publication serait-elle finalement plus importante que le True Reach ?
Pour comparer ce qui est comparable, prenons un autre exemple. Il en va ainsi de même entre Justin Bieber (98) et Lady Gaga (91) qui touchent respectivement 4 et 5 millions de personnes (True Reach). Les fans du môme à frange seraient-ils plus influents que ceux de l’excentrique pop star ? Pas sûr. En revanche, ils sont beaucoup plus bavards avec plus de 5 millions de mentions de Justin Bieber sur Twitter contre 2,8 millions pour Lady Gaga au cours des 30 derniers jours.
Résumons un peu. Il ne semble pas indispensable d’être soi-même très prolifique sur les réseaux (ex.Zuckerberg) pour voir gonfler son score.
Mais un profil A ayant un True Reach plus faible que B peut néanmoins être mieux noté à condition que ses fans/followers soient plus bavards (ex. Bieber vs. Gaga). Ce qui est finalement l’explication de la comparaison entre Emery et Mark Zuckerberg qui affichent respectivement 2800 et 800 tweets les mentionnant au cour du dernier mois. La logique Klout semble tenir la route.
Un dernier mystère subsiste toutefois. Un cas comme celui de @NicolasBordas peut encore surprendre et jeter le voile de la suspicion sur les règles de calcul de Klout. Le président de TBWA\France est noté 67. Son score a chuté de -3% depuis fin août, alors que l’ensemble de ses indicateurs sont à la hausse : network (+1,5%), amplification (+6,8%), true reach (+4,3%) sur la même période. Comment peut-on progresser sur toutes les variables de l’équation « Kloutienne » et voir sa note globale baisser ?
2. Quels peuvent être les effets pervers d’une telle méthode de calcul ?
Beaucoup ont déjà écrit sur le risque de voir son score fondre comme neige au soleil si vous préférez l’oisiveté à la conversation interminable de vos réseaux préférés pendant vos vacances. Mais nous venons de voir qu’il n’est pas forcément utile d’être soi-même très prolixe pour donner envie aux autres de parler de vous. Une notoriété dépassant les frontières de la sphère digitale suffit à faire fi de cet écueil.
Dès lors, les plus hauts sommets ne sont-ils pas réservés aux personnalités publiques dont l’influence n’a d’ailleurs pas attendue Klout pour être ressentie ? A une moindre échelle, qu’en est-il de celui qui débarque seulement dans cette joyeuse foire d’empoigne ? Les profils plus anciens ne disposent-ils pas naturellement d’une longueur d’avance (notamment dans la constitution d’une communauté large et active) impossible à rattraper à moins d’un coup de buzz magistral ?
Ce qui pose logiquement la question de la course au buzz déjà largement coupable de nombreux loupés marketing et plus globalement d’un relatif appauvrissement des méthodes employées pour se faire connaître coûte que coûte. On ne compte plus les initiatives les plus loufoques, quand elles ne sont pas tout simplement stupides ou dégradantes pour tenter d’attirer l’attention sur soi.
Mais un autre effet pervers plus immédiat réside dans le détournement du principe même proposé par Klout. Déjà observé à la grande époque des blogs tout puissants, une connivence bien organisée peut vite vous faire gagner des points. Ce qui fût vrai pour augmenter son pagerank Google en s’échangeant des liens entre blogueurs est déclinable pour son score Klout. Certains l’ont bien compris.
Préméditée ou non, la proposition d’Emery (cet été) de mentionner à son tour, une heure durant et à plusieurs moment de la journée, quiconque l’ayant préalablement cité dans un tweet, est un exemple de ce que peut être un moyen d’utiliser la méthodologie Klout à son avantage...
3. Que nous réserverait une généralisation de Klout ?
L'être humain se défend de vouloir être catégorisé, étiqueté, mais prête bien volontiers le flanc de son personal branding à un "label" estimant sa valeur marchande. Klout vous note sur la base de la taille de votre... communauté, et de votre supposée capacité à l'exciter pour un oui, ou pour un non. Enfin, surtout pour un "oui".
Car derrière l'alibi ludique du service, il s’agit évidemment d’attirer le business. Celles-ci n’ont pas été longues à voir en Klout un outil de segmentation novateur et simple à s’approprier. D’un côté, les internautes qui peuvent me servir. De l’autre… les autres. Cette semaine à l’AdTech de Londres, Luca Benini, digital media executive chez Buddy Media, une autre société de mesure du web social, nous disait que « depuis l’avènement du social media votre meilleur client n’était plus celui qui dépensait le plus mais celui qui parlait le plus de vous ».
Et si les entreprises préféraient désormais récompenser les meilleurs scores Klout à leurs clients les plus fidèles ? C’est peut-être ce qui se met doucement en place avec ces premiers exemples américains (Virgin America, Fox, Bal Harbour Shops… source InFluencia) offrant des avantages très « V.I.P. » à une sélection d’internautes mieux notés que les autres. Klout, un nouveau marqueur social.
Une note pour déterminer votre place dans notre société de plus en plus élitiste et segmentante. Cela peut faire froid dans le dos. A la sélection par le pouvoir d’achat, l’accès à la culture, aux média numériques ou encore à l’eau potable pourrait s’ajouter celle de la maîtrise des techniques de personal branding...
« Put your Klout Score on your resume to land a sweet job or use it to get better customer service ». Klout ne peut être plus clair sur sa vision de notre futur.
Imaginons enfin la toute puissance des agences de notation et les conséquences de leurs décisions dans l’ordre économique mondial. Je vais trop loin pensez-vous peut-être ? Nous n’en sommes pas là, et comparer Klout à Moody’s ou Standard & Poors est faire beaucoup d’honneur à cette entreprise. Mais l’analogie vaut par l’implication intrinsèque de tout système de notation qui vous positionnerait vis-à-vis d’une quelconque stabilité dans les avantages que vous en tirez. Pensons-y.
En conclusion, mon but n’est pas de crier au « grand méchant Klout », mais plutôt de tenter une critique autant factuelle (méthodologie) que prospective (conséquences d’un tel système) d’une entreprise qui déclare noter l’influence de 80 millions de personnes dans le monde et qui n’en ont pas toujours fait la demande. Si la méthodologie reste encore suffisamment délicate à interpréter, les quelques exemples pris ici tendent à laisser croire que l’algorithme tient ses promesses. Mais encore une fois, toute approche méthodologique est contestable, dans son approche comme dans sa mise en application.
Je garderai donc ici mes conclusions pour plus tard, car le recul nécessaire pour tester la fiabilité de Klout n’est pas encore suffisant. Seul bémol incontestable, la note de Nicolas Bordas qui chute quand tous ses marqueurs sont à la hausse. De quoi entretenir la suspicion.
Je serai en revanche moins nuancé sur mes convictions personnelles quant à l’institutionnalisation de ce type de notation pour les êtres humains. Passé la compétition potache qu’entretiennent les classements, je trouve désolant, malsain et même dangereux d’attribuer quelque score que ce soit à un individu. Surtout lorsque la démarche est motivée par la mise en place d’un traitement différenciant pouvant aller jusqu’à une certaine forme de ségrégation.
Je suis un professionnel de la communication depuis plus de 10 ans, et j’ai co-fondé une société spécialisé dans l’étude et le conseil en e-réputation pour accompagner les marques dans leur compréhension et leur utilisation de ce web social. Je devrais donc sûrement aux yeux d’un grand nombre ne pas m’émouvoir d’une telle chose.
Eh bien que ceux qui penseraient ceci s’interrogent sur leur propre conception du marketing. Vouloir aider les entreprises à mieux se positionner sur cette lame de fond que représente le web de la conversation n’est pas incompatible avec une approche moins radicale et surtout plus fine et plus éthique.
Mon score Klout est aujourd’hui de 59, supérieur donc de 4 points à celui de Nicolas Sarkozy (@Sarkozy_2012), et je vous salue.
@cchaudoit
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PS : depuis ce billet (fin septembre, la méthodologie Klout a évolué, et les scores annoncés ici-même aussi... par exemple, mon Klout n'est plus de 59 mais de 46 et celui de @Sarkozy_2012 est passé de 55 à 47). A suivre...
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Le discours politique de LU
par Cyrille le 13.10.11 l

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LU, Kraft Foods, ouvrons le champ des possibles, pub TV, BETC Euro RSCG
La nouvelle plateforme de marque des biscuits LU (Kraft Foods) répond à ce que j'appelle "l'engagement communautaire utile". Il faudra néanmoins attendre la traduction de cette promesse publicitaire en actions concrètes pour et par sa communauté, afin de juger sur pièce la pertinence d'une marque de biscuits comme catalyseur des "énergies" de chacun pour changer le monde.
Publicité HD - LU ("Ouvrons le Champ des... par New-Vision
Pourquoi le discours de LU est intéressant ?
Parce qu'il répond à un insight ô combien impliquant et actuel : l'envie de changer
Crises en tous genres (économique, écologique, politique...) cristallisent le besoin de changement. Comme l'annonce prochaine de la fin d'une ère, quand tous les signaux sont au rouge depuis trop longtemps, l'homme veut tourner la page.
Après l'angoisse et le repli sur soi, viennent naturellement à l'être humain des réflexes de résistance, de révolte pour prendre en main sa renaissance. C'est ainsi que de nombreuses études, socio ou conso, nous prouvent que le sentiment communautaire n'est pas l'apanage de quelques vieux geeks inconditionnels des réseaux sociaux, mais bien une prise de conscience sociale et sociétale d'assurer le salut de son espèce en se rassemblant.
"L'union fait la force" c'est bien connu. Et si l'on ajoute à cette idée du regroupement pour faire front, celle de l'intelligence collective (si présente depuis l'explosion du web 2.0) pour trouver des solutions que nul autre n'est parvenu à nous proposer, alors on obtient un mouvement communautaire, citoyen, pour changer le monde.
C'est ce que LU nous propose dans sa nouvelle plateforme de marque. Réunir les énergies de chacun pour ouvrir "le champ des possibles". Mais l'impératif de la 1ère personne du pluriel ("ouvrons le champ des possible") implique la marque, et l'injonction se fait presque politique !
En cette période pré-électorale, c'est un autre point positif de cette campagne : être "time to market". La perspective d'un nouveau mandat, et peut-être même d'une alternance place le citoyen dans un contexte de promesses idéologiques pour un avenir meilleur (ou moins pire que prévu...). La proposition d'ouvrir le champ des possibles tombe donc au juste moment pour être entendue par le citoyen-consommateur, et reste suffisamment vague pour ne pas en attendre de traduction trop précise. Exactement comme pour (la plupart de) nos chers politiques.
Est-ce étonnant quand on sait que l'agence n'est autre que BETC Euro RSCG dont le patron, Stéphane Fouks, est connu pour son rôle de "french spin doctor" auprès de nos élites politiques (Jospin, Kouchner, DSK...) ? :)
Reste donc à voir si la stratégie de LU est basée sur l'opportunisme, sorte de marketing "situationniste", ou la vraie promesse d'un engagement sociétal. Une première piste de réponse ? Le financement de votre projet à hauteur de 10.000€ évoqué sur le site de la marque (ici) et disponible à partir du 10 octobre. Nous sommes le 13 et le lien est toujours inactif à l'heure où j'écris ces lignes...
A suivre, donc... + sur CBNews
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